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LES BOSSES

Le Canada, une force dominante sur le circuit depuis la naissance de la discipline des bosses en 1981, a vu de ses athlètes gravir les marches du podium à chacun des Jeux olympiques d’hiver auxquels son équipe nationale a participé. À cet exploit on peut ajouter les milliers de médailles en Coupe du monde et les dizaines de globes de cristal remportés. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que le tout premier Canadien à décrocher l’or olympique en sol canadien était un skieur de bosses!

Les compétiteurs dévalent une pente abrupte d’une longueur de 235 mètres à des vitesses fulgurantes, tout en négociant des virages et en affrontant les bosses qui se dressent devant eux comme telles des vagues sur l’océan. En plus, ils doivent exécuter deux sauts avec vrilles et rotations, et tout ça, en moins de 30 secondes. Les juges notent les skieurs en fonction de la qualité de leurs virages (60 %), la vitesse (20 %) et la qualité de leurs sauts (20 %).

Poursuivez votre lecture pour découvrir les différences entre les bosses en simple et les bosses en parallèle, connaître la formule de compétition utilisée et apprendre comment les athlètes sont notés. Jetez également un œil à la section « Jargon », vous pourrez ensuite décrire toutes les figures comme un professionnel.

BOSSES EN SIMPLE

UNE DISCIPLINE OLYMPIQUE

Vitesse, virages et sauts… le ski de bosses de compétition combine tous ces éléments. Tous les skieurs ont eu à un moment ou à un autre à négocier des bosses et ils savent à quel point ça peut être difficile. Grâce à leur talent, leur capacité athlétique et leur courage, les meilleurs bosseurs au monde nous donnent l’impression qu’il est facile de dévaler ces parcours abrupts à la vitesse de l’éclair. Les meilleurs skieurs attaquent jusqu’à quatre bosses par seconde!

LE PARCOURS

Les parcours de bosses mesurent de 200 à 270 mètres et comportent une inclinaison d’en moyenne 26 degrés. Les bosses sont espacées les unes des autres d’environ 3,5 mètres. Le parcours comporte deux petits sauts utilisés comme tremplins pour exécuter des figures aériennes. En compétition, les athlètes peuvent exécuter des sauts verticaux ou inversés à partir de ces tremplins.

NOTATION

Les compétiteurs dévalent le parcours et exécutent deux sauts, le tout sous le regard critique des sept juges. Des notes sont accordées pour la qualité technique des virages (60 %), les deux figures aériennes (20 %) et la vitesse (20 %). Même si la vitesse joue un rôle dans l’attribution de la note, le skieur qui franchit le plus rapidement la ligne d’arrivée n’est pas nécessairement couronné le vainqueur.

FORMAT DE COMPÉTITION

La compétition compte habituellement une seule descente de qualification suivie d’une finale à laquelle accèdent les 12 ou 16 meilleurs athlètes à l’issue des qualifications. Les résultats finaux tiennent comptent uniquement des notes obtenues en finale.

 

JARGON

Iron cross : Les spatules sont croisées pendant que le skieur demeure en position verticale. Les spatules sont abaissées et les talons sont remontés des deux côtés.

Spread Eagle : Position de départ pour faire des anges dans la neige : les bras sont allongés et les jambes écartées de chaque côté à environ 90 degrés.

360 : Saut aérien vertical de 360 degrés souvent appelé hélicoptère ou « chopper ».

720 : Double hélicoptère.

Désaxé : Un périlleux est un saut qui gravite autour d’un axe horizontal (zéro degré). Une vrille est un saut qui gravite autour de l’axe vertical (90 degrés). On qualifie de saut désaxé (périlleux ou vrille) une manœuvre qui dévie de ces deux normes.

D Spin : Un saut périlleux arrière accompagné d’une vrille désaxée, qui doit son nom au « parrain » du ski de la nouvelle école, le Canadien Mike Douglas.

Back full : Un saut périlleux arrière avec vrille complète, tous deux exécutés autour de l’axe normal.

Lincoln Loop : Saut périlleux latéral.

Corked: Décrit toute vrille ou tout périlleux réalisé en basculant autour de l’axe vertical ou horizontal (vertical ou inversé).

Prise (‘grab’) : Toute partie du ski ou de la fixation que la main saisit. Au nombre des « grabs » ou prises, on compte les Tail, Mute, Japan et Toxic en plus d’une panoplie d’autres prises qui ajoutent toutes une touche excitante aux manœuvres.

Flat Spin: Une autre manœuvre désaxée où le skieur semble tourner comme une roue à l’horizontale.

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